GR 2 Au fil de la Seine

A découvrir en chemin : Fiche 9 - De Chamesson à Châtillon-sur-Seine

1Ampilly-le-Sec

Arrivés à Ampilly-le-Sec, vous descendrez jusqu'à l'imposante église Saint-Pierre Saint-Paul XIXe, située à une centaine de mètres, qui rappelle l'époque prospère de la métallurgie, quand les paroissiens étaient nombreux. Elle arbore majestueusement quatre monumentales colonnes doriques. Le clocher est coiffé par un toit à l'impériale inhabituel dans la région.

Du XVIIIe, le château de la famille Sommeyvre dressé 100 m plus loin, garde fière allure avec son plan complexe et ses quatre pavillons annexes. Porté par une terrasse côté vallée, il est couvert de tuiles vernissées monochromes. En 1828, il fut remanié par M. Cousturier, nouveau propriétaire de la forge et cache des jardins à la française. On notera également la belle ferronnerie du puits.

Pour plus d'informations sur Ampilly-le-Sec : http://www.echodescommunes.fr/commune_cote-dor_ampilly-le-sec_12.html

Eglise Saint-Pierre-Saint-Paul
Château de la famille Sommeyvre

2Haut fourneau d'Ampilly-le-Sec

Situé 950 m en contrebas sur la Seine (face au camping), l'ancien haut-fourneau (Visite : 06 23 77 82 43) ravira les amateurs de patrimoine industriel.

Voici sans doute le haut fourneau le mieux conservé du département (visite possible sur réservation). La première mention d'une usine sidérurgique à Ampilly remonte à la seconde moitié du XVIe. Au XVIIe, une forge, une fenderie, une batterie et un haut fourneau sont en activité. Mais l'entreprise périclite et s'arrête. Les usines, propriété de la famille Sommeyvre, retrouvent leur fonction au XVIIIe. La forge produit en 1807, 250 tonnes de fonte, 125 tonnes de fer et 62 tonnes de tôle. En 1821, le site est racheté par la famille Cousturier. Quatre ans après, Louis-Philippe autorise le transfert du haut fourneau et la construction d'une nouvelle forge à la houille là où nous les trouvons aujourd'hui.

Au milieu du XIXe, on compte jusqu'à six fours à puddler, deux trains de laminoirs. Mais à la fin du siècle, la crise de la fonte entraîne l'arrêt du haut fourneau. Le bâtiment restauré impressionne par la qualité de sa construction, ses longues voûtes en pierre et l'escalier courbe qui s'élance vers les hauteurs. Voici sans doute le haut fourneau le mieux conservé du département. 

Site sur le haut fourneau : http://www.christaldesaintmarc.com/la-forge-d-ampilly-le-sec-a882232

Haut fourneau
Haut fourneau
Intérieur du haut fourneau

3Châtillon-sur-Seine

Il faudrait un livre entier pour décrire cette ville. Organisez-vous pour visiter son musée installé dans l'ancien hôpital où trône le célèbre vase de Vix, grand vase de bronze daté d'environ 510 ans avant notre ère, utilisé pour contenir le vin, découvert en 1953 dans la tombe d'une princesse celte. Pour sa part, le GR 2 vous ménage quelques découvertes.

1 - Chapelle Saint-Thibault : Juste avant de franchir la Seine, vous apercevez sur votre gauche la chapelle Saint-Thibault, autrefois appelée Saint-Thibault-du-Temple, édifiée au XIIIe par les Templiers. Elle fut plus tard remplacée par une Commanderie des Chevaliers de Malte avant d'être revendue à la Révolution comme bien national.

2 - Maison Philandrier. Souvent présentée à tort comme la maison de l'architecte Guillaume Philandrier né dans cette ville en 1505, elle accueille l'Office de Tourisme. La tour accolée de cette demeure du XVIe cache un escalier à vis. Devant l'entrée, une statue de Reynald Pierre évoque l'allégorie du jumelage entre Walcourt, Ratzeburg, Esneux-Tif et Châtillon sur Seine. 

En face, l'église Saint-Nicolas des XII-XVIe, profite de beaux vitraux illuminant une série de cinq tableaux intitulée "La Dispute du Saint sacrement". Au-dessus du porche, une statue de Saint-Nicolas accueille les visiteurs.

3 - La prison. Voici l'ancienne prison de la ville, utilisée de 1805 à 1926 (Des cachots ont été préservés). Appelé Auditoire Royale, cet édifice fut construit à la fin du XVIe pour abriter le bailliage et l’hôtel de ville du quartier du Bourg. Les décors intérieurs peints sont achevés au XVIIe. Depuis 1945, la bibliothèque municipale s'y est installée.

4 - Tribunal XVII-XIXe. Cet ancien couvent des Carmélites fut fondé en 1622. La Révolution chassa les religieuses en 1792. La mairie s’y installa à la place de 1795 à 1820, tandis que les bâtiments conventuels étaient réhabilités en logements. L'église reçoit le tribunal en 1821 alors que le dôme et le clocher sont démantelés en 1842. Mairie et tribunal ont aujourd'hui délaissé les lieux

5 - Saint-Vorles. L’église Saint-Vorles du XIe, magnifique exemple de l'art préroman, couverte en laves, fut modifiée au XIIIe et à plusieurs reprises ensuite. À l'intérieur, la mise au tombeau datant du XVIe provient du Couvent des Cordeliers

L'Église fut construite contre le château des Ducs, sur l'emplacement d'une chapelle dédiée à saint Martin. Certains nous disent qu'à cette époque, saint Bernard venait alors y prier devant une Vierge noire et se nourrir de gouttes de lait issues de la poitrine de la statue. Devant le porche, on trouve une statue de Bernard de Clairvaux sculptée par David Schneider.

6 - Depuis le cimetière où la magnifique chapelle funéraire néo-gothique de la famille Bougueret vaut le détour, on profite de jolies vues sur la ville.

Vestiges du château. Le château des Ducs, forteresse la plus septentrionale du duché de Bourgogne, remonte au XII-XIVe. Elle illustre encore le blason de Châtillon porteur de quatre tours crénelées d'argent en perspective, alors que curieusement, la ville n'en présente que deux sur les reproductions actuelles. Aujourd'hui, il n'en reste que trois, en ruines, le château ayant été détruit après les guerres de la Ligue.

7 - La Douix. La résurgence de la Douix de Châtillon forme une courte rivière de fort débit, dont la longueur ne dépasse pas 200 m avant de rejoindre la Seine. Surveillée par une statue de la Vierge, l'eau jaillit d'une grotte basse vite inondée, uniquement visible en plongée. Dès l'entrée, la profondeur atteint 10 m, le réseau se développant sur 200 m.

Une légende nous rappelle qu’un soldat romain amoureux d’une belle gauloise s’enfuit avec elle dans la grotte. Les troupes montèrent alors une garde attentive et les deux tourtereaux n’en ressortirent jamais. De ce jour, les sources sont renommées pour porter bonheur aux couples sans enfants qui ne devaient boire que l’eau de la Douix. Remède sans doute efficace car les mères de familles nombreuses se gardaient bien d’en boire une goutte.

À proximité se dresse un joli lavoir en atrium.

8 - Moulin. Les bâtiments encore importants du Moulin des Passes sont toutefois toujours encadrés par les deux bras de la Seine.

Pour plus d'informations sur Châtillon-sur-Seine : http://www.echodescommunes.fr/commune_cote-dor_chatillon-sur-seine_152.html

Site sur le Châtillonnais : http://www.christaldesaintmarc.com/l-histoire-du-chatillonnais-c103428

Châtillon-sur-Seine : http://www.christaldesaintmarc.com/la-ville-de-chatillon-sur-seine-c103272

Le vase de Vix : http://www.christaldesaintmarc.com/le-tresor-de-vix-c103305

Plan Châtillon-sur-Seine
Maison Philandrier
Châtillon-sur-Seine
Résurgence de la Douix

Hébergements, visites et services

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