GR 2 Au fil de la Seine

A découvrir en chemin : Fiche 3 - D'Etaules au Bois de Cestres

1Châtelet d'Etaules

Au point 10 du descriptif.

Le châtelet d'Étaules est l'un des plus intéressants camps préhistoriques de Côte-d'Or. Exploré au XIXe par monsieur Drioton, puis par monsieur Guyot, le site fit l'objet d'une étude approfondie menée par Jean-Pierre Nicolardot. Elle démontra une occupation allant du quatrième millénaire avant notre ère jusqu'au premier âge du fer. Il ressemble alors à une redoutable citadelle. La muraille principale en pierre, armée de poutres de bois, atteint 80 m de long sur 10 m de hauteur.

Grâce aux travaux de restauration et de reconstruction entrepris de 1976 et 1987 à la suite des fouilles, on peut étudier ces anciennes défenses. L'imposante levée s'entoure de murs de pierres sèches et de fossés. Les habitants, certainement peu nombreux, occupaient l'espace aujourd'hui boisé qui recouvre l'éperon rocheux.

Pour en savoir plus sur : http://www.echodescommunes.fr/commune_cote-dor_etaules_251.html

Éperon barré du Châtelet

2Val-Suzon

Dans le village de Val-Suzon.

Val-Suzon est le nom d'une commune composée de deux villages, Val-Suzon-Bas et Val-Suzon-Haut (dans le sens du courant de la rivière), mais aussi celui donné à la vallée de la rivière Suzon, entre sa source et Messigny. La vallée été classée en réserve naturelle en 2011. En novembre 2013, une partie du Val-Suzon a obtenu le label "Forêt d'Exception".

L'ancienne gare du CDCO (Chemins de fer Départementaux de la Côte-d'Or que vous retrouverez à maintes reprises) est devenue la mairie-salle des fêtes. Un petit pigeonnier se dresse dans les jardins voisins.

La bourgade était au XIXe dotée d'une forge et d'un haut fourneau aujourd'hui en ruines.

Profitant du bief d'un ancien moulin à eau, J-B. Victor Noël, installe au début du XIXe, des lavoirs à bras et un bocard pour le concassage du minerai  destiné à ses forges de Pellerey. En 1824, Victor Noël décide de construire un haut-fourneau à Val-Suzon, plus proche des lieux d'approvisionnement en minerai. Le groupe Huot et Thoureau le rachète en 1835. L'année suivante, une ordonnance royale de Louis Philippe autorise la construction d'une nouvelle usine capable de produire 800 à 1 000 tonnes de fonte par an. On trouve dans le même bâtiment : le logis du Maître de forge et les habitations ouvrières, le haut-fourneau et les halles à charbon et à minerai. Hélas, elle ne produira que 354 tonnes de fonte à 200 F la tonne en 1840, faute de matière première et de débit insuffisant du Suzon en période d'étiage. Suivra alors un lent déclin ; chômage en 1860 et faillite l'année suivante. En 1872, le haut-fourneau s'éteint définitivement

Haut Fourneau de Val-Suzon

3Moulin du Val Courbe

Aux points 12 et 13 du descriptif.

Au point 12 on arrive devant les restes du moulin du Val-Courbe (autrefois Vaucorbe), ancien battoir, dont on peut facilement remonter les canaux d'alimentation asséchés jusqu'à leur confluent avec le torrent. On remarquera au passage un sentier qui grimpe à la grotte du moulin, galerie étroite et instable qui s'enfonce dans la montagne.

La rivière franchie, on remarque sur la droite l'ancienne gare de la ligne du tacot (CDCO) reliant Dijon à Châtillon-sur-Seine.

A partir du point 13, en remontant la combe Ra, vous suivez le rui Blanc ou ru Blanc. Sautant une petite cascade, le ruisseau se tortille dans le fond du val taillé au fil des siècles, ricoche dans des gours naturels formés par le tuf déposé sur des troncs et branches effondrés. Le ruisseau se faufile depuis des siècles, formant des gours naturels en tuf. Son nom provient sans doute de ce tuf qui colore son lit de blanc : le Rui Blanc = le ruisseau blanc.  Après 850 m vous atteignez sa source, une caverne accessible en plongée sur 230 m.

À flanc de coteau, vous remarquerez la ligne droite du ballast du chemin de fer de Dijon à Châtillon-sur-Seine, vestige du trafic ferroviaire d'antan, qui, dominé par de belles falaises, remonte vers Bordes-Bricard, enjambant un pont de pierre.

La ligne frôlait le hameau au nord, mais la gare de Bordes-Bricard a hélas disparu. À l'opposé, elle prend la direction de Val-Suzon. Il fallait 52 mn au tacot pour relier Val-Suzon à Saint-Seine-l'Abbaye.

Gare et moulin du val Courbe autrefois
Gare et moulin du val Courbe autrefois

Hébergements, visites et services

Membre associé

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