GR 2 Au fil de la Seine

A découvrir en chemin : Fiche 1 - De Dijon à Plombières

1DIJON. Immeubles Art Nouveau

Face au panneau de départ, à l'angle de la place et au début de l'avenue Victor Hugo.

Devant vous, figure un bel ensemble Art Nouveau. L'immeuble d'angle, œuvre de l'architecte Eugène Brey, fut réalisé en 1903-1904. Les immeubles des numéros suivants de l'avenue sont également rattachés à ce style. Au N° 6 de la place se dresse la demeure de l'architecte Louis Perreau conçue par lui-même. Cet homme fut l'auteur de nombreux bâtiments Art Nouveau à Dijon : Grande Poste et bâtiments voisins, mais pas seulement. Le remaniement en 1908 de l'hôtel Aubriot (du XIIIe) en mariant les influences néo gothiques et néo romanes, lui permit de créer une façade imaginaire qui fait l'admiration des visiteurs, souvent persuadés de se trouver devant un magnifique ensemble du XIIIe !

Ensemble Art Nouveau

2Les carrières Bacquins

Au n°32 de la rue de Bellevue, prendre à droite le chemin des Carrières Bacquins. Parcourir 100 m et prendre à droite la ruelle pour accéder au parc des Carrières (entre les points 1 et 2 du descriptif).

Le parc des Carrières Bacquin, fut aménagé en 1976 dans l'ancienne carrière dite "des Chartreux". Jusqu'à la fin du XIXe, on tira ici de la "pierre jaune de Dijon" utilisée pour la construction de nombreux bâtiments de la ville. La célèbre chouette porte-bonheur de l’église Notre-Dame, aujourd'hui remplacée par une copie, fut initialement sculptée en pierre issue des carrières Bacquin.

Pour en savoir plus sur Talant : http://www.echodescommunes.fr/commune_cote-dor_talant_621.html

3Talant

Avant de descendre le long des jardins, les plus courageux pourront grimper jusqu'au plateau qui accueille la vieille ville de Talant (300 m AR).

La ville fut fondée par Eudes III qui offrit aux habitants divers avantages. Les vendanges  étaient libres et il n'y avait pas d'imposition. Au XIIIe, Talant était protégé par de puissants remparts dont quelques éléments subsistent. La Tour de la Confrairie est la seule survivante des 33 tours de l'enceinte. Ses murs très épais comportent cinq archères.

Sur le plateau, on trouve l'entrée aménagée de l'ancien cellier du château où le duc Eudes III abritait ses crus préférés. La belle église Notre-Dame XIIIe couverte d'un imposant toit de laves, a été très remaniée depuis sa construction, tout en conservant belle allure. Éclairé par de beaux vitraux de Gérard Garouste, l'intérieur recèle une grotte de rocaille, une mise au tombeau XVIe et un orgue baroque du facteur Suisse Metzler, doté de 1 014 tuyaux installé en 1996. Un cadran solaire s'ajoute à la décoration de l'église. 

Pour en savoir plus sur Talant : http://www.echodescommunes.fr/commune_cote-dor_talant_621.html

La grotte de rocailles de Notre-Dame

4La Roche Fendue

Les anciennes carrières passées, un chemin suivant la courbe de niveau permet de gagner la Roche Fendue (300 m AR).

Près des tennis, dominant l'avenue, la petite Roche Fendue ou Roche à la Bique garde le secret de nombreuses légendes et accueillait, dit-on, le sabbat. Les fées aimaient venir danser à minuit autour de ce grand menhir naturel. On dit aussi que ce fut le lieu de rendez-vous des Carbonari pendant la Révolution.

Face à la Roche Fendue, le versant droit de la combe Valton est entaillé par de grandes carrières aménagées en site d'escalade. La partie centrale de la falaise, au niveau du chemin de la combe Valton, présente un intérêt géologique réputé unique en Europe. Situées à cheval sur une faille, les roches se sont déplacées à des vitesses différentes, laissant apparaître une zone de friction striée par les frottements (miroir de faille). 

Pour en savoir plus sur Talant : http://www.echodescommunes.fr/commune_cote-dor_talant_621.html

La Roche Fendue à Talant

5Lac Kir

600 m après le point 4, vous arrivez sur un chemin en balcon dominant le "lac Kir".

Ce lac artificiel, inauguré le 20 juin 1964, a été imaginé par le chanoine Kir, alors maire de Dijon. Il est devenu au fil des ans un espace de détente très apprécié des Dijonnais.

6Plombières-lès-Dijon

Beaucoup de curiosité vous attendent à Plombières-lès-Dijon. Voici les plus proches de votre cheminement.

Remplaçant un édifice du XIIe, l'église Saint-Baudèle XV-XVIe,  fut remaniée deux siècles plus tard. Son beau clocher octogonal en tuiles vernissées dont les faces sont différentes les unes des autres, ne doit pas faire oublier son élégant portail néo-Renaissance reconstruit au XIXe. Après la Révolution, l'église fut mise en vente en 1793 puis devint le Temple de la Raison. Il faudra attendre le XIXe pour la réhabiliter, reconstruire les trois nefs néo-gothiques et la doter de beaux vitraux. Sur le côté sud, on trouvera un cadran solaire surmontant une salamandre sculptée.

Au XVIIIe, le nombre de maisons de maître et maisons de plaisance était si important qu'on surnommait la ville le "Petit Versailles". Presque en face de la mairie, de l'autre côté de la rue, la résidence des évêques de Dijon construite au début du XVIIIe est protégée par de belles grilles en fer forgé. Couverts de tuiles vernissées, les bâtiments s'organisent autour de la cour d'honneur tandis qu'un vaste parc s'étend jusqu'à l'Ouche. À la fin du XIXe, le domaine est complété par des constructions supplémentaires. La propriété fut transformée en séminaire en 1821. Pendant la guerre de 1870, ce séminaire servit d'hôpital militaire. En avril 1871, remis en état, il rouvre ses portes jusqu'en 1911, accueillant entre autres, le célèbre Chanoine Kir.

La tradition affirme que dès ces années-là, en observant la rivière, il imagina la possibilité de créer un lac. Le séminaire sera ensuite transféré à Flavigny-sur-Ozerain.

En 1946, la compagnie CRS 81 s'y installe, puis en 1962, la compagnie CRS 40. Enfin, en 1989, le ministère de l'intérieur rachète les bâtiments au département. Malgré ses diverses occupations, la résidence a conservé de belles boiseries et des décors en stuc.

Séparée du château des évêques par le bief de l'Ouche, la maison des Gauthier, Conseiller du Roi Louis XIV, Maître en la Chambre des Comptes, fut dressée au XVIIe. Aujourd'hui, l'ensemble comprend la chapelle accolée au colombier rond XVIIe et deux bâtiments des XVII et XIXe.

Une intense activité se développa à Plombières-lès-Dijon sur les rives de l'Ouche, les laveuses. Ces dames se louaient à la semaine pour décrasser le linge dans la rivière, quelle que soit la saison. En 1875, on comptait une dizaine de buandiers, une vingtaine en 1889 selon l'annuaire du commerce. Les buandiers embauchaient 7 à 9 laveuses selon les besoins. Ils ramassaient le linge dans les rues de Dijon, rapportant à chaque voyage plus de 350 draps en supplément du petit linge. On disait en ces temps-là que Plombières mettait tout Dijon en lessive !

 

Le bief de l'Ouche, creusé à bras d'hommes, alimentait les nombreux moulins. Il ne subsiste du moulin Tamiset, que la voute qui enjambe le bief. Il fut d'abord une papeterie connue au XVe. En 1810, il céda la place à une filature. Plus loin s'activaient le moulin à blé, puis le moulin Bruan, seconde papeterie démolie lors du creusement du canal. Plus en aval encore, le moulin Vesson (Vaisson) et le foulon disparurent également. On construisit également un moulin à pomme de terre en 1817. Plombières fut à la pointe des techniques en matière de moulins.

Le moulin à grain qui fut aussi moulin à moutarde, sera occupé en 1923 par la Société bourguignonne des cacaos, la Soboca, spécialisée dans la couverture du chocolat, puis par ADM Cocoa.

Pour en savoir plus sur Plombières-lès-Dijon : http://www.echodescommunes.fr/commune_cote-dor_plombieres-les-dijon_491.html 

Eglise Saint-Baudèle
Château des Evêques
Maison Gauthier
Les laveuses autrefois à Plombières-lès-Dijon

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